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10 décembre 2016



D’où vient l’eau de notre planète ?

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La « planète bleue » doit son aspect
à l’eau liquide qui recouvre
les trois quarts de sa surface.

Une fois formée et refroidie,
la Terre a été abondamment bombardée
par des objets cosmiques
qui y ont déposé leur chargement en eau.
Le scénario le plus probable implique les astéroïdes.

La vapeur d’eau et le CO2 d’origine volcanique créent alors
un intense effet de serre.

Grâce à cet effet de serre,
à la période postglaciaire des derniers millénaires,
la température moyenne est de
+15°C au lieu de -18°C.

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D’étranges propriétés

Son réseau électro-spatial confère à H2O sa cohésion tout en préservant sa fluidité.
C’est à cette structure que l’eau doit d’être liquide entre 0°C et + 100°C.
(Elle devrait, sans cela, être liquide entre -150 et -100°C.)

La glace est moins dense que l’eau liquide.
La densité de l’eau douce est maximale à + 4°C.
(La glace flotte sur l’eau liquide. L’eau profonde, la plus lourde, est à + 4°C.)

L’eau est un remarquable solvant pour une grande variété de corps, minéraux ou organiques.

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Où se cache-t-elle ?

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A la source de la vie

La vie serait apparue moins d’1 milliard d’années après la formation de la Terre :

les stromatolithes, formations calcaires construites par des colonies bactériennes,
sont les plus anciennes traces de vie découvertes sur la planète.
Au Groenland ont été découverts des stromatolithes datant de 3,7 milliards d’années.
Ceux de la baie de Shark (Australie) datent d’un peu moins de 3,5 milliards d'années.
Ils sont encore actifs, ce qui est exceptionnel.

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Pas de vie sans eau,
« milieu intérieur » des êtres vivants.
Nos tissus renferment
entre 10 % (os) et 90 % (muscle) d’EAU.
C’est grâce à elle que s’opèrent les échanges entre les différents secteurs
(intracellulaire, vasculaire, interstitiel).
C’est un transporteur polyvalent.
C’est aussi un acteur primordial
de l’efficacité de nos émonctoires.

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Les ressources

Eau de consommation (« eau du robinet ») : eau rendue potable par traitement
Qualité microbiologique : ni parasite, ni virus, ni germe pathogène
Qualité chimique : substances chimiques dites « indésirables » ou « toxiques »
recherchées à l’état de trace
Qualité physique et gustative : eau claire et limpide, sans saveur ni odeur désagréable

« Eau de table » : eau rendue potable par traitement,
conditionnée en bouteille ou bonbonne

Eau de source : eau issue d’un gisement naturellement protégé de toute pollution,
spontanément conforme aux normes de potabilité exigées d’une eau de consommation

Eau minérale naturelle : considérée comme un médicament,
légalement autorisée à s’écarter de certaines normes chimiques de potabilité d’une eau de consommation courante pour des raisons d’efficacité thérapeutique.

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Besoins et consommations

La population mondiale compte aujourd’hui près de 7,5 milliards d’individus
et atteindra probablement le chiffre de dix milliards avant la fin du vingt-et-unième siècle.
L’eau est, évidemment, un facteur crucial pour son avenir,
d’un point de vue qualitatif aussi bien que quantitatif.

D’un point de vue qualitatif
1,8 milliard de personnes utilisent des points d’eau contaminés par des matières fécales.
Chaque année, les maladies liées à l’eau tuent huit millions d’êtres humains.
Solvant et transporteur universel,
l’eau est un remarquable « passeur » de pollutions chimiques pathogènes,
que la source de pollution se trouve au niveau de l’atmosphère, des eaux de surface ou des nappes souterraines (fluor, métaux lourds, radionucléides, détergents, nitrates, pesticides).

Milieu d’apparition et de développement de toutes les formes de vie,
l’eau abrite et transmet des êtres vivants éminemment pathogènes,
que la contamination résulte :

* de la consommation d’eau contenant des agents pathogènes :
parasites (amibe, giardia) ; bactéries (colibacille, choléra, typhoïde) ; virus (hépatite A, poliomyélite)

* d’un contact aquatique avec infestation par voie transcutanée : bilharziose, leptospirose

* de la consommation d’aliments infectés en milieu aquatique :
bothriocéphalose (poisson cru ou fumé) ; douve (cresson sauvage) 

* de la piqûre d’un insecte aquaphile :
Le moustique est l'animal qui cause le plus de décès chez l'être humain,
après l'être humain lui-même.
Plus de 150 espèces de moustiques sont porteuses d’agents
impliqués dans des maladies humaines.
Aedes albopictus (moustique tigre) => virus du chikungunya, virus zika, virus de la dengue
Aedes aegypti => virus de la fièvre jaune, virus de la dengue
Anopheles gambiae => Plasmodium, parasite agent du paludisme,
une des premières causes de mortalité humaine (un million de décès par an)
Culex pipiens => virus du Nil occidental, virus de la fièvre de la vallée du Rift,
filaire de l’éléphantiasis
Autres insectes aquaphiles:
Glossina palpalis => Trypanosome, parasite de la maladie du sommeil
Chrysops => filaire de la loase Simulie => parasite de l’onchocercose

D’un point de vue quantitatif
La consommation d’eau, y compris agricole et industrielle,
s’élève à environ 1 200 m3/personne/an en moyenne mondiale,
mais 2 500 m3/personne/an pour les États-Unis,
1 850 m3/personne/an pour la France,
675 m3/personne/an pour l’Ethiopie,
car la répartition de la ressource est très inégale sur la planète.

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Surexploitation des ressources

Dans de nombreux pays, les besoins en eau sont couverts par des prélèvements dans les nappes souterraines de quantités d’eau qui excèdent la recharge des aquifères.

Quelques exemples :

● Aux États-Unis, la nappe d'Ogallala, du Dakota du Sud au Texas,
se vide 8 fois plus vite qu'elle ne se remplit.

● Au Mexique, l'eau pompée pour alimenter Mexico dépasse de plus de 50 % les capacités de renouvellement de la nappe phréatique.

● En Asie, le Mékong, dixième plus long fleuve du monde, prend sa source sur le plateau du Tibet
et traverse six pays : Chine, Laos, Birmanie, Thaïlande, Cambodge, Vietnam.
Il se jette dans la mer de Chine méridionale.
Plus de soixante millions de personnes dépendent du fleuve pour leur sécurité alimentaire.
Le delta est une plaine rizicole située à quelques mètres au-dessus du niveau de la mer.
L’accroissement démographique impose une production agricole intensive.
Sous l’effet du pompage massif dans les nappes phréatiques, le delta s’affaisse inéluctablement.
La multiplication des barrages sur le cours du Mékong entraîne une raréfaction des sédiments,
d’où un appauvrissement des sols et une érosion des côtes.
Les projets de nouveaux barrages de la Chine et du Laos ne pourront qu’aggraver la situation du delta. 500 hectares disparaissent annuellement.

● La mer Morte a perdu 1/3 de sa superficie depuis 1960,
en raison de la surexploitation des eaux du Jourdain.
Son niveau baisse d’un mètre par an.


Effets du changement climatique

● Le delta du Nil est situé à moins de deux mètres au-dessus du niveau de la mer.
Les estimations prévoient une hausse du niveau de la Méditerranée comprise
entre 30 centimètres et… 5 mètres d’ici la fin du siècle.
Une hausse d’un mètre entraînerait l’inondation d’un quart du delta.
L’intrusion de l’eau de mer contaminera les ressources en eau douce souterraine,
aggravant la pénurie d’eau potable.

● Sur le delta du Mississipi,
les météorologues attendent 30 à 40 ouragans et tempêtes tropicales d’ici 2100.
Le sud-est de la Louisiane est en train de sombrer.

Quelques réponses techniques se développent

Un exemple :
Sur le pourtour de la Méditerranée et du Golfe persique, nombre de pays en situation chronique de stress hydrique ont développé des sites de dessalement de l’eau de mer.
Au Qatar, l’eau douce est issue, pour 95%, de l’eau de mer.

C’est aussi le cas en Amérique latine (Mexique, Chili) et aux États-Unis (Floride, Californie).

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En 2025, une insuffisance de la ressource en eau concernera la moitié de l’humanité.

Avant la fin du siècle, les 10 milliards d’êtres humains seront tous, peu ou prou, concernés.

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